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Il
paraît
que...
Les
premières
libellules
ont vu
le jour,
il y a
300
millions
d’années,
au
carbonifère.
Quelques
fossiles
de
libellule
datant
de cette
ère
prouvent
que les
libellules
pouvaient
atteindre
70 cm.
Actuellement,
les plus
grandes
libellules
au monde
ne
mesurent
que 20
cm!

La
libellule
a une
particularité
intéressante
: elle
bouge
ses
ailes de
façon
autonome,
en même
temps et
dans
tous les
sens.
En
Afrique
et en
Amérique
du Sud,
les
habitants
raffolent
des
libellules
adultes,
ainsi
que des
larves.

Anax
empereur
La plus
grosse
libellule
du
Québec,
et aussi
une des
plus
magnifique,
est l'anax
empereur
(Anax
guttatus),
une
espèce
importée
d'Asie
dont la
seule
population
connue
actuellement
fut
confinée
à un
commerce
d'importation
de
plantes
aquatiques
à
Québec.
Les
quatre
appendices
anaux de
l'abdomen
sont des
critères
qui, par
leur
forme,
par leur longueur
et
par des détails
anatomiques,
servent
à la
classification
des
diverses
espèces
de
libellules.

Pour
observer
et
identifier
ces
acrobates
du ciel
cet été,
utilise
une
paire de
jumelles
ainsi
qu'un
guide
d'identification,
tel
Dragonflies
Through
Binoculars
(guide
en
anglais)
de
Sidney
W.
Dunkle.

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L’habit ne fait pas le moine!
La
libellule
est un
insecte
qui fait
partie de
l’ordre
des
odonates.
Cet
ordre
comprend
également
les
demoiselles.
Au
Québec,
il y a
environ
138
espèces
indigènes
d’odonates,
ainsi
que
trois
espèces
introduites
d'Asie.
Sais-tu
distinguer
la
libellule
de la demoiselle?
La
libellule
-
sous-ordre
des anisoptères
(du grec
signifiant
ailes
inégales) :
-
Ailes
antérieures
plus
courtes
que
les
ailes
postérieures;
-
Ailes
qui
restent
ouvertes
au
repos;
ailes
étalées de
chaque
côté du
corps et
qui
demeurent
en
position
horizontale;
-
Yeux
souvent
adjacents;
-
Appendices
anaux du
mâle au
nombre
de
quatre.
La
demoiselle
-
sous-ordre
des zygoptères
(du grec
signifiant
joindre
les
ailes) :
-
Ailes
antérieures
et
postérieures
de
taille
sensiblement
égale ou
de forme
presque
semblable;
-
Ailes
qui se
replient
au repos
au-dessus
de
l’abdomen;
-
Yeux non
adjacents;
-
Appendices
anaux du
mâle au
nombre
de
trois,
deux
supérieurs
et un
inférieur
plus
élargi.
Maintenant,
tu vois
mieux
les
différences
entre la
libellule
et la
demoiselle?
Mais
passons
aux
choses
sérieuses!
Reconnaître
les
sexes.
Faisons
un peu
d’anatomie!
Comme
tout
insecte
digne de
ce nom,
le corps
des
libellules
est
divisé
en trois
parties
: tête,
thorax
et
abdomen.
Les
organes
reproducteurs
sont
situés
sur
l’abdomen.
Cliquez
pour
agrandir
Chez la
libellule
mâle,
il y a
un
renflement
sur la
face
ventrale
du 2e
anneau
de
l’abdomen,
ce sont
les
organes
reproducteurs.
Ils se
composent
de
crochets
nommés
hameçons
et d’un
tube qui
joue le
rôle de
pénis.
Les
hameçons
servent
à
retenir
l’abdomen
de la
femelle
durant
la
copulation.
Quant au
pénis,
il est
plutôt
particulier!
En plus
de
servir à
transférer
le
sperme
dans le
corps de
la
femelle,
il est
modifié
de façon
à
pouvoir
« écoper » le
sperme
d’un
rival
qui
serait
passé
avant!
Une
grande
partie
du temps
de la
copulation
est
d’ailleurs
consacré
à cette
tâche.
Il y a
une
féroce
compétition
pour le
sperme.
L’abdomen
se
termine
par
quatre
appendices
anaux.
Ce sont
en fait
des
crochets
utilisés
par le
mâle
pour
attraper
la
femelle
et la
retenir
par la
tête et
le
thorax.
Cliquez
pour
agrandir

Chez la
libellule
femelle,
la
partie
ventrale
du 2e
segment
est
unie.
L’orifice
génital
est
situé à
l’extrémité
du 8e
segment
de
l’abdomen.
L’ovipositeur
comprend,
entre
autres,
des
lames
qui
servent
à
découper
les
tissus
des
plantes
ou à
creuser
dans la
boue au
moment
de la
ponte.
Les
appendices
anaux
des
femelles
sont au
nombre
de deux.
Compliqué
tout
cela? Ne
t’en
fais
pas, les
insectes
eux-mêmes
se
trompent
parfois!
Incroyable
mais
vrai, le
mâle
n’est
pas
toujours
certain
d’être
en
présence
d’une
femelle.
Il lui
arrive
de se
mêler
avec une
femelle
d’une
autre
espèce
ou même
un mâle!
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Tous les goûts sont dans la nature…
Comment
trouver
une
partenaire
ou
plutôt
capturer
une
femelle?
Selon
les
espèces,
les
mâles
défendent
un
territoire
de
reproduction
au-dessus
du plan
d’eau.
Ils le
défendent
contre
tout
autre
mâle,
seules
les
femelles
de
l’espèce
sont
naturellement
les
bienvenues.
Par
contre,
certaines
espèces
d’odonates
ne sont
pas
territoriales.
Cliquez
pour
agrandir
Si une
femelle
traverse
le
territoire
d’un
mâle, il
la
saisit à
l’aide
de ses
pattes. Puis,
à l’aide
de ses
appendices
anaux,
il la
retient
captive
soit par
la tête
seulement,
chez les
demoiselles,
soit par
la tête
et le
thorax
chez les
libellules.
Il
relâche
alors
ses
pattes
et les
voilà en
position
dite de
tandem.
Ils se
posent
ensuite
dans les
herbes
pour la
suite
des
choses
ou le
font
dans les
airs!
La suite
des
choses,
c’est
cette
étrange
position
qui
ressemble
à un...
! La
femelle
courbe
son
abdomen
sous le
2e
segment
abdominal
du mâle!
Par des
mouvements
et des
contorsions,
le mâle
transfère
le
sperme
dans le
corps de
la
femelle.
Durée de
l’opération :
de 3
secondes
à plus
d’une
heure!
Et si le
tout se
déroule
dans les
airs, on
a alors
droit à
toute
une chorégraphie
où les
battements
de leurs
ailes se
synchronisent.
Digne du
Cirque
du
Soleil!
Cliquez
pour
agrandir
Au
moment
de la
ponte,
selon
les
espèces
d’odonates,
différents
scénarios
se
déroulent.
Dans de
nombreux
cas, une
fois
libérée
de
l’emprise
du mâle,
la
femelle
procède
seule à
la
ponte.
Elle
dépose
ses œufs
en vol,
trempant
le bout
de son
abdomen
à la
surface
de
l’eau.
Certaines
espèces
insèrent
leurs
œufs, un
à un,
dans les
tissus
des
plantes
près de
l’eau.
Chez
d’autres
espèces,
les
mâles
retiennent
la
femelle
après la
copulation
et
demeurent
en
tandem
au
moment
de la
ponte.
Le mâle
défend
ainsi
l’accès
à la
femelle
en plus
d’agir
comme
transporteur
aérien
et de
contrôler
les
déplacements.
C’est
même lui
qui
choisit
le site
de
ponte.

Un
troisième
scénario
consiste
pour le
mâle à
voler
au-dessus
de la
femelle
et à
assurer
la
surveillance
pendant
la
ponte.
Le
couple
est
séparé
au
moment
de la
ponte,
mais le
mâle
reprend
contact
avec sa
partenaire,
la
conduit
plus
loin, la
relâche
au
moment
de la
ponte,
puis se
fixe à
nouveau.
Il
chasse
les
autres
mâles
qui
s’approchent
et peut
ainsi
mieux
défendre
son
territoire
et même
s’accoupler
avec une
autre
femelle
qui
passerait
par là.
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