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L’habit ne fait pas le moine!
Robuste
bête aux
longues
pattes
effilées
qui lui
permettent
de
circuler
facilement
parmi
les
arbres
tombés
et dans
la neige
profonde,
l’orignal
est le
plus
grand
des
cervidés
à
parcourir
les
forêts
de
l’Amérique
du Nord.
En fait,
c’est le
plus
grand
mammifère
terrestre
du
Québec.
Il peut
atteindre
deux
mètres
de
hauteur
et pèse
en
moyenne
455
kilogrammes!
Pour la
plupart
des
gens,
l’orignal
mâle ne
gagnerait
sans
doute
pas le
prix du
plus bel
animal
de la
forêt…
On dit
de lui
qu’il a
une tête
allongée
avec un
large
museau
pendant;
une
longue
barbiche
appelée
cloche
ou
fanon,
au
menton;
les
épaules
hautes,
voûtées
et
surmontées
d'une
bosse et
la queue
très
réduite.
En plus,
les
mâles
sont
affublés
d’un
large
panache
en forme
de
palettes
recourbées,
forme
caractéristique
du
panache
qui
n’apparaît
que
lorsque
le mâle
a plus
de 4 ou
5 ans.
La
croissance
de ce
panache
irrigué
de
vaisseaux
sanguins
et
couvert
d’une
peau
veloutée
débute
en avril
et se
poursuit
jusqu’à
l’automne.
En
septembre,
les
orignaux
frottent
leur
panache
contre
les
troncs
d’arbres
afin de
se
débarrasser
du
velours
asséché
qui les
recouvre.
Puis,
habituellement,
les
mâles
perdent
leur
panache
en
décembre
ou en
janvier;
il
repoussera
au
printemps
suivant.
On
trouve
peu de
panaches
en
forêt,
pourquoi?
Durant
l’été,
pour
fuir les
insectes
piqueurs
et la
chaleur,
l’orignal
se
réfugie
dans les
lacs. Il
est très
à l’aise
dans
l’eau.
il peut
y passer
plusieurs
heures
par jour
et nager
sur une
vingtaine
de
kilomètres.
De tous
les
cervidés
nord-américains,
seul le
caribou
est un
nageur
plus
puissant.
Il
plonge
parfois
à plus
de 5 m
pour
extirper
des
plantes
aquatiques
nécessaires
à sa
croissance.
Il
habite
les
forêts
mixtes,
particulièrement
les
sapinières
à
bouleau
blanc ou
à
bouleau
jaune.
Il
fréquente
les
éclaircies,
les
brûlis,
les
zones de
coupes
forestières,
les
aulnaies,
les
baies
des lacs
couvertes
de
végétation
submergée,
les
marécages
et les
étangs.
Il est
actif
principalement
à l'aube
et au
crépuscule.
Le jour,
il se
repose
ou
rumine
allongé
dans les
broussailles
ou près
des
conifères,
laissant
une
empreinte
ovale
dans la
neige ou
la
mousse.
Oui,
oui, il
rumine
comme
une
vache!
Pendant
la
période
de
reproduction
(de
septembre
à
octobre),
les
femelles
poussent
des
bramements
nasillards
pour
inviter
les
mâles à
les
rejoindre.
Ces
appels
peuvent
parfois
être
entendus
à plus
de 3 km.
Le
chasseur
imite
d’ailleurs
cet
appel
pour
attirer
l’orignal
mâle,
c’est le
« call ».
Les
mâles
répondent
en
émettant
des
cris
rauques
et brefs,
en
frottant
leurs
bois aux
arbres
et en
combattant
leurs
rivaux
dans des
rituels
généralement
sans
blessures.
Les
mâles se
parfument
pour
attirer
les
femelles!
Ils
grattent
le sol
humide
avec
leurs
sabots,
urinent
et s’y
vautrent.
Les
chasseurs
parlent
d’une
souille
d’orignal
lorsqu’ils
voient
et
sentent
cette
dépression.
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Tous les goûts sont dans la nature…
En plus
de bien
connaître
l’animal
et son
habitat,
il faut
respecter
la
réglementation.
Savais-tu
que le
territoire
québécois
comprend
des
terres
privées
et des
terres
publiques,
dites
terres
du
domaine
de
l’État?
Ce
territoire
est
divisé
en
28 zones
de
chasse.
Dans
chacune
de ces
zones,
il y a
des
règles
de
chasse
qui
s’appliquent.
Ces
règles
peuvent
varier
d’une
zone à
l’autre,
il faut
donc
s’assurer
de bien
connaître
les
règles
de la
zone où
l’on va
chasser.
Par
exemple,
imagine
que tu
vas
chasser
l’orignal
sur les
terres
privées
de ton
oncle
situées
dans la
Beauce
près de
Frampton.
Tu seras
en
compagnie
de ton
père et
vous
avez le
droit
d'abattre
un
orignal
mâle ou
un veau
pour
deux
chasseurs.
Vous
chassez
à l’aide
d’une
arbalète
et vous
avez
prévu
vous
rendre à
votre
site de
chasse
dès
l’ouverture,
soit
le 14
octobre
2006. La
chasse
avec cet
engin se
termine
le
22 octobre 2006.
Tu as
visité
et
préparé
ton
territoire
de
chasse
depuis
plusieurs
mois. Tu
as
exploré
le
milieu
pour
trouver
des
signes
de
présence,
pistes,
brouts,
fèces,
souille,
etc. Dès
le
printemps,
tu es
allé sur
les
lieux,
tu as
choisi
un
emplacement
pour
déposer
un bloc
de sel.
En fait,
tu as
préparé
une
saline.
Le
sodium
est un
élément
indispensable
dans
l’alimentation
de
l’orignal.
Il sert
à sa
croissance,
à la
formation
du
panache,
à la
reproduction,
à la
lactation
et
assure
la
beauté
de son
pelage.
En
milieu
naturel,
il
trouve
une
partie
du
sodium
en
mangeant
des
plantes
aquatiques.
En
installant
ton bloc
de sel,
tu
combles
ainsi
une
partie
des
besoins
de
l’animal
et tu
espères
qu’il
reviendra
à la
saline
et qu’il
sera là
quand tu
chasseras
cet
automne.
Ce
jour là,
tu as en
ta
possession
ton
permis
de
chasse.
Tu as
pris
soin de
laver
tes
vêtements
avec un
savon
inodore.
Tu te
confonds
dans le
paysage,
tu
deviens
inodore,
incolore,
immobile,
que
dis-je
invisible.
Certains
diront
que
c’est
comme
d’habitude!
Puis
c’est
l’attente,
tu
écoutes
les
geais
bleus
« crier »,
tu vois
les
écureuils
roux
gambader
d’un
noisetier
à
l’autre.
C’est
l’automne,
un
voilier
de
bernaches
du
Canada
passe
au-dessus
de toi.
Il faut
être
patient
et
guetter
le
moindre
mouvement.
Puis, au
moment
où ton
père
semblait
cogner
des
clous,
tu lui
donnes
un coup
de
coude.
Tu as
entendu
une
brindille
craquer.
Ton cœur
bat la
chamade,
vous
voilà
tous
deux aux
aguets.
Puis,
une
masse
brune se
dessine
dans les
broussailles,
mais tu
ne
parviens
pas
encore à
bien
voir
s’il
s’agit
d’un
mâle ou
d’une
femelle.
Avant de
tirer tu
dois
être
certain
de ta
cible.
C’est
l’une
des
règles
de base
que tu
as
apprises
en
suivant
ton
cours
d’initiation
à la
chasse.
Puis,
l’animal
lève
enfin la
tête et…
il ne
porte
pas de
panache.
C’est
une
femelle…
Tu en
seras
quitte
pour une
montée
d’adrénaline!
Mais
attention,
elle
n’était
pas
seule,
le veau
se
présente
maintenant.
Tu
retiens
ton
souffle,
tu vises
la zone
vitale
et tu
décoches
la
flèche… |
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